O Tibet
"Sans doute la Chine est-elle grande, « mais le reste du monde est encore plus grand que la Chine » observait un jour le
Dalaï-Lama." Claude Levenson
Ticket d'entrée au Potala
(source inconnue)
COLONISATION DU TIBET :
HALTE AU REVISIONNISME CHINOIS
« En raison des souffrances qu’ils ont endurées et de la lutte qu’ils ont menée – et qu’ils n’oublieront jamais – les Chinois sont categoriquement opposés au
colonialisme et à l’esclavage sous toutes leurs formes. La Chine n’a jamais imposé sa volonté ou des pratiques inégales à d’autres pays et ne le fera jamais à l’avenir. » Qui l’eut cru ? Comme ce
qui va sans dire va encore mieux en le disant ; cette citation est extraite du discours prononce par l’actuel Fils du ciel, le président Hu Jintao en personne, à l’université de Pretoria à la fin
de son voyage « historique » en Afrique. Sans doute son autocratique Excellence devrait-elle tenir ces propos lénifiants aux Tibétains, Mongols, Mandchous et autres Ouighours pour les rassurer
quant à la bienveillante protection de la Cite interdite qui s’interdit ainsi impérialement la moindre velléité coloniale ou colonisatrice …
Néanmoins, cette volonté proclamée par Pékin de ne pas infliger à autrui ce qu’elle a souffert ne craint pas de contredire d’autres déclarations non moins
ronflantes. Ainsi la Chine s’arroge-t-elle rituellement le droit de rappeler à l’ordre quiconque ose parler du Tibet ou avec le Dalaï-lama. Sous prétexte de « souveraineté nationale » et de « non
ingérence dans les affaires d’autrui. » Tiens donc… Se souvient-on de la réponse tonitruante du ministre des affaires étrangères du Reich en 1933 à la Société des Nations qui protestait contre le
traitement infligé à des groupes minoritaires en Allemagne ? Pour mémoire, la voici : « Nous sommes un Etat souverain, nous faisons ce que nous voulons… nous n’avons de contrôle à subir ni de la
part de la communauté internationale ni de la SDN » martelait un certain Joseph Goebbels… C’était avant les JO de Berlin, et ces propos éveillent aujourd’hui encore de curieux échos – même si
parfois les leçons de l’histoire semblent bien oubliées…
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RECONNAISSANCE PERSONNELLE
Du Ladakh
le Tibet n'est qu'à un regard.
Ils disaient :
à partir de ce monticule noir
à Dumtse, c'est le Tibet.
Pour la première fois, je vis
mon pays, le Tibet.
Après un rapide voyage clandestin,
j'arrivai là-bas près du tertre.
Je reniflai la terre,
grattai le sol,
écoutai le vent sec
et les vieilles grues sauvages.
Je ne vis pas la frontière,
je jure qu'il n'y avait rien
de différent, là-bas.
Je ne savais pas,
si j'étais là-bas ou ici.
Je ne savais pas,
si j'étais ici ou là-bas.
Ils disent que les kyangs
viennent ici chaque hiver.
Ils disent que les kyangs
vont là-bas chaque été.
Extrait de : Kora
Combat pour le Tibet
de Tenzin Tsundue
Editions de L'Harmattan