France 2, Prisonnière à Lhassa
FRANCE 2, le jeudi 9 mars 2006, à 23h 55, dans l'émission "Infra-Rouge", après le journal de la nuit.
PRISONNIERE A LHASSA (62 min.)
( Source: Bureau du Tibet-Paris. 2005)
Ce film réalisé par la journaliste de France 2, Marie Louville, présente la situation des prisonniers politiques tibétains en général, et expose les efforts, notamment d'un homme d'affaires américain John Kampt pour obtenir la libération des prisonniers politiques en Chine et au Tibet. Ce film est le premier de ce genre réalisé par la télévision publique française avec des témoignages exceptionnels des anciens prisonniers tels que Ngawang Sangdrol* et comprend des images d'une grande valeur documentaire sur les centres de détention près de Lhassa, notamment celui de Drapchi. Il décrit aussi de manière parfois déroutante comment certains hommes d'affaires occidentaux arrivent à dialoguer avec les dirigeants chinois pour les convaincre de libérer les prisonniers politiques. Marie Louville a, par le passé, réalisé des films sur le Panchen Lama, Les Trottoirs de Lhassa qui présente le commerce de la prostitution au Tibet central, l'Evasion du Dalaï Lama qui retrace la route de l'exil du Dalaï Lama du côté Tibet, et l'exil.
*Emprisonnée de 1992 à 2003, elle déclarait en 2004 à Washington : (source Tibet-info)
(...) La lutte tibétaine est la lutte pour notre nation et pour le droit des Tibétains à préserver et à aider à la reconnaissance de notre identité, de notre religion et de notre culture. A la suite de l'invasion et de l'occupation communiste chinoise, notre peuple a vaillamment tenté de résister à la destruction de notre pays, de notre religion et de notre héritage culturel. Le bouddhisme tibétain est un élément fondamental qui fait partie intégrante de l'identité tibétaine et il a toujours joué un rôle central dans la société tibétaine. Le Parti communiste chinois voit la croyance religieuse comme l'un de ses principaux problèmes au Tibet, ceci est grandement dû aux relations entre le bouddhisme tibétain et l'identité tibétaine. Le Parti a été dépité par son incapacité à éloigner les Tibétains de leurs croyances religieuses, et particulièrement de leur loyauté envers Sa Sainteté le Dalaï Lama. (...) Au Tibet, la religion devint l'objectif à détruire essentiellement parce que leur religion et leur culture constituent la différence entre les Tibétains et les Chinois. Tant que le Tibétain possède cette religion unique, il n'y a pas de moyen d'appeler un Tibétain "Chinois". (…)