Lecture : Bouddhisme et vie de Bouddha

Publié le par Michèle

Bouddhisme et vie de Bouddha
Lionel Dumarcet
 Historien-conférencier aux travaux éclectiques (Torquemada, Cagliostro, Zarathustra,  Mata-Hari), Lionel Dumarcet livre, dans ce petit volume au prix mini, un récit de la vie du Bouddha mi-historique, mi-légendaire. Il brosse ensuite les grandes lignes de la diffusion du Bouddhisme en Asie du sud-est, en Chine et au Japon. Le Tibet est très brièvement évoqué.

Sommaire :
    * La pensée religieuse en Inde avant Bouddha
    * Les mouvements de contestation de l'hégémonie brahmanique
    * La vie du Bouddha historique
    * La légende du maître
    * Stupas et reliques
    * Bouddha et les textes : les fondements du bouddhisme ancien
    * La cosmologique bouddhique
    * La communauté bouddhique
    * Les trois écoles
    * Le bouddhisme hors de l'Inde

Extraits :
Le contexte historico-géographique.
(…)" Le pays des Sakya, peut-être vassal du royaume de Kosala, occupait cette région du Teraï partagée à l'heure actuelle entre le Népal et l'Inde.
(…) Le pays des Sakya avait pour capitale la ville de Kapilavastu (pali, Kapilavatthu). Pour André Bareau, cette ancienne cité longtemps recherchée au Népal a été retrouvée
  Avec certitude au village de Piprahwa, en territoire indien mais juste au sud de la frontière   indo-népalaise, à deux cent vingt-cinq kilomètres au nord de Bénarès, très légèrement à l'est du méridien de cette ville.
Schuman rappelle de son côté les divergences de vues qui animent les archéologues népalais et indiens. Pour les premiers, le site de l'ancienne Kapilavastu se trouve au Népal, à Tilaurakot, installée à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Lumbini. (…) Pour les seconds, au contraire, c'est bien en Inde, à Piprava, située à douze kilomètres de Lumbini qu'il faut rechercher l'ancienne capitale des Sakya." (page 35)

Les disciples.
(…) Pindola Bharadvadjah apparaît tardivement dans la tradition bouddhique. Attaché tardivement à la communauté de Kausambi, il y possédait une renommée d'érudition, de moralité et de compassion. Grâce aux mérites obtenus, il acquit également des pouvoirs surnaturels conséquents dont il eut parfois tendance à abuser.
A cause de cela (…) il fut condamné par le Bouddha à rester vivant sur terre jusqu'à la venue du bouddha du futur, Maitreya. Il fit alors le serment de participer désormais au soulagement des êtres. Quelque deux cents ans plus tard, Asoka aurait rencontré un vieillard ressemblant au génie chinois de la Longévité qui lui aurait déclaré : "Oui, j'ai souvent vu L'Incomparable, comme tu me vois." (…) Il existerait donc dans ce monde un moine ayant connu Sakyamouni de son vivant. (page 173)

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